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Le mot Lama peut se traduire par "ami spirituel". Cette expression recouvre à la fois la notion de guide sur le chemin escarpé de la "Voie Adamantine" et celui d'un véritable ami. |
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Le guide, à l'instar de celui de haute montagne ou d'aïkido est celui qui, ayant déjà parcouru la voie, en connaît les difficultés et montre le chemin à ceux qui le suivent. En effet, pour devenir un Lama, il faut avoir fait la retraite traditionnelle de 3 ans, 3 mois et 3 jours et, à l'issue de celle-ci, avoir été reconnu apte à enseigner le Dharma. Cependant, chacun doit lui-même fournir les efforts nécessaires pour grimper et se hisser jusqu'au sommet. Dans l'école Kagyu du bouddhisme tibétain, l'importance donnée au Lama est fondamentale. Cela peut choquer un esprit occidental féru de connaissances intellectuelles. Mais celles-ci, propres à satisfaire l'ego, ne suffisent pas (hélas !) à atteindre l'Illumination d'un Bouddha. Ceci est illustré par les nombreuses histoires du bouddhisme Zen. L'ami véritable est celui qui est capable d'écouter sans juger et d'aider sans attendre de récompense d'aucune sorte. "Chacun se dit ami : mais fou qui s'y repose ; Rien n'est plus commun que le nom, Rien n'est plus rare que la chose" Le Lama, pour le pratiquant bouddhiste, comme l'illustre l'histoire de Milarepa est plus encore. C'est, selon l'expression de Kalu Rinpoche, "la racine de toute influence spirituelle, de toute grâce". |